Portrait de Laurence Kahn

Portraits de Psychanalystes

Ce portrait de Laurence Kahn fait parti d'une série d'une cinquantaine de portraits de psychanalystes qui marque le début de mon travail de photographe à la chambre grand format. Chaque psychanalyste a été photographié chez lui, sauf exception.
Tous ont accepté de faire partie de ce même projet, malgré des appartenances institutionnelles et des pratiques de soins différentes. Je leur ai ensuite leur demandé de réagir en quelques lignes sur leur propre image.
Une sélection de seize portraits et textes a été publiée dans la revue La Chambre en 1997.


L'air d'un visage est indécomposable (dès que je peux décomposer, je prouve ou je récuse, bref, je doute, je dévie de la Photographie, qui est par nature toute évidence: l'évidence, c'est ce qui ne veut pas être décomposé). L'air n'est pas un donné schématique, intellectuel, comme l'est une silhouette. L'air n'est pas non plus une simple analogie - si poussée soit-elle - comme l'est la "ressemblance". Non, l'air est cette chose exorbitante qui induit du corps à l'âme - animula, petite âme individuelle, bonne chez l'un, mauvaise chez l'autre. (...)
L'air (...) est comme le supplément intraitable de l'identité..." Roland Barthes La chambre claire.

Laurence Kahn

Laurence Kahn

Paris, 11 septembre 1994.

Série : Psychanalystes

Référence : PSKAL002

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