Portrait de Jean-Paul Valabrega

Portraits de Psychanalystes

Ce portrait de Jean-Paul Valabrega fait parti d'une série d'une cinquantaine de portraits de psychanalystes qui marque le début de mon travail de photographe à la chambre grand format. Chaque psychanalyste a été photographié chez lui, sauf exception.
Tous ont accepté de faire partie de ce même projet, malgré des appartenances institutionnelles et des pratiques de soins différentes. Je leur ai ensuite leur demandé de réagir en quelques lignes sur leur propre image.
Une sélection de seize portraits et textes a été publiée dans la revue La Chambre en 1997.


Le portrait photographique ou, plus triviale, la photo d'identité, c'est le regard - inconnu - d'autrui porté sur soi, sur moi : un regard indiscret, gênant, indécent qui, par sa fixité, évoque l'œil du fouilleur ou du voyeur. C'est pourquoi, en général, ce portrait de soi, on ne l'aime pas. De même lorsqu'on entend sa voix enregistrée : c'est l'oreille et l'écoute de l'autre et souvent, l'on ne se reconnait pas soi-même. Bien des observations sur le narcissisme pourraient passer par ces images à nous livrées par les techniques modernes. Elles ont peu à voir avec notre image reflétée dans le miroir, et avec les auto-portraits des peintres - on songe à ceux de Rembrandt ou de Van Gogh. C'est aussi pourquoi, en ce qui nous concerne, nous préférons laisser la parole à un expert en "égotisme" : Henri Beyle, dit Stendhal, lequel écrit : "Je porterais un masque avec plaisir, je changerais de nom avec délices".

Jean-Paul Valabrega

Jean-Paul Valabrega

Paris, 17 décembre 1994.

Série : Psychanalystes

Référence : PSVAJ001

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